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 [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre

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Nobody R. Chacon
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MessageSujet: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Ven 21 Jan - 20:08

« Est-ce que tu vois est-ce que je vois, en regardant devant toi? Dis-moi où il est passé ton idéal de liberté! » Une litanie que se répétait, encore et encore, Kayla « Nobody » Chacon. Recroquevillée dans un coin de la cellule, elle fixait avec dégoût, répugnance et peut-être un soupçon de peur le rat énorme aux yeux rouge qui se reposait là depuis pas mal de temps.
Ses bras étaient couverts d’entailles, et également son visage. Son épaule gauche avait été marquée au fer rouge, mais elle n’avait pas parlé.
Jamais elle ne parlerait.
Et la torture continuerait.

La jeune femme bougea un bras; le rat remua également, et elle étouffa un gémissement. De douleur. Le rat, après tout, elle s’en fichait. Ils partageaient le maigre repas, constitué d’un quignon de pain et d’un broc d’eau, c’était presque son ami. Un ami moche, poilu, mais son seul ami dans cet endroit là.
Les Partisans n’avaient pas trouvé son sac. Ils n’avaient pas trouvé la rose, sinon ils lui en auraient parlé, auraient exigé des informations. Et Léandre serait sans doute à partager sa cellule.
Trois jours plutôt, il y avait un vieil homme avec elle. Il était mort. Sous ses yeux. Ils avaient mis vingt-quatre heures à enlever le corps puant et mutilé.
Nobody commençait tout juste à avoir peur.

La porte de sa cellule s’ouvrit enfin, comme un rythme régulier et interminable. Chaque fois qu’elle apercevait le soleil droit devant, à travers la minuscule meurtrière entourée de barreaux, IL arrivait. Avec sa capuche noire, sa dague effilée, son rictus méprisant. Nobody ironisa:

- Ah, enfin, je commençais à m’ennuyer!

IL ne parla pas. IL ne parlait jamais. L’autre homme, maigre, au menton pointu, entra également. C’était lui qui posait les questions. Le bourreau était-il muet?

- Tu trouves encore le courage d’être sarcastique, Rebelle Chacon?

La voix du Grand Maigre était cruelle, coupante comme un rasoir, et, malgré elle, la jeune femme se recroquevilla un peu plus. Mais IL la saisit par la taille, posant ses mains salies de sang sur elle, pour la porter jusqu’à la pièce suivante.
Cela faisait déjà deux jours qu’elle ne pouvait plus marcher. Ils avaient brisé sa cheville droite, et la poser par terre était une explosion de douleur.
IL la jeta sur une table. IL sortit le couteau. Et elle ferma les yeux.

La gorge enrouée, de nouvelles plaies sur le corps, IL la projeta à nouveau dans sa cellule. Elle heurta le sol dans un énième gémissement, et se roula en boule. Le bourreau la frappa d’un coup de pied bien placée dans les côtes. S’en alla. Le Grand Maigre, lui, resta encore un peu.

- Tu finiras par parler, Rebelle Chacon. Tu parleras et je te jure que je t’offrirai une mort douce.

Nobody serra les dents. Cracha à ses pieds. De la salive mêlée de sang. Il lui sourit d’un air méprisant, et partit à son tour.
Il n’oublia pas de fermer la cellule. La jeune femme se traîna à nouveau vers le rat, le contourna, rampant pour ne pas froisser sa cheviller, et se colla contre le mur humide. Les larmes roulèrent, pour la première fois depuis sa détention, sur ses joues sales et ensanglantées. « Est-ce que tu vois est-ce que je vois, en regardant devant toi? Dis-moi où il est passé ton idéal de liberté! »


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Léandre Prince

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Sam 22 Jan - 16:17

Léandre était rentré dans la Tour sans difficulté à sa grande surprise. Il était directement allé se réapprovisionner en métal pur à l'armurerie, absorbant pour cela une dague en argent de haute facture, puis était aller se restaurer en passant à la cantine des Agents, située approximativement au niveau 2 de l'édifice. A présent, quelques jours plus tard, Léandre était avachi sur un fauteuil dans ses appartements relativement luxueux. Il essayait un peu toutes les chaînes accessibles mais ne tombait que sur des reportages inintéressants. Las, il jeta un coup d'oeil a la série de DVDs qui traînaient un peu plus loin mais en détourna bien vite le regard. Il n'avait rien à faire. Dorian refusait de le recevoir, personne ne voulait s'entraîner contre lui puisqu'il était le meilleur de son niveau et lorsqu'il avait osé demander un duel avec utilisation de pouvoir, il s'était vite replié devant les airs vicieux de ses camarades qui maîtrisaient tous le feu, la glace, la télékinésie et même, pour un, la destruction par la pensée. Autrement dit: la création de métaux ne faisait pas le poids face à cela.

Las, Léandre ferma le poing et le réouvrit sur une rose argentée. Il l'aimait bien cette rose, avec ses pétales qu'il, a force de concentration, de volonté et de fatigue, pouvait même faire bouger. Alors qu'il observait la rose, copie à l'identique de celle qu'il avait faite à Kayla quelques jours plus tôt, quelqu'un frappa trois coups secs à la porte de son appartement. Léandre sursauta, se leva d'un bon et résorba la rose entre ses doigts. Interrogatif, il demanda:

C'est pour quoi ?

La personne, un jeune Agent du nom de Will (tous les animaux qu'il touchaient lui obéissaient au doigt et à l'oeil, pour peu qu'ils ne soient pas trop gros), entra dans l'appartement à pas prudents.

Airain ? Monsieur Airain ?

Léandre eut un petit sourire devant Will qui avait le même âge que lui, le traiter de cette manière. Souplement, Léandre enjamba son canapé et se pointa devant l'Agent qui tenait une enveloppe. Sans un regard pour Will, il se saisit de l'enveloppe et lu le mot inscrit à l'intérieur. Ainsi il devait se pointer dans cinq minutes dans les cachots pour un interrogatoire. Intéressant. On ne faisait appel qu'à des Agents expérimentés pour les interrogatoires dans les cachots, expérimentés et avec le coeur bien accroché. Léandre avait appris à être impassible et impitoyable. Il avait d'ailleurs torturé, soyons franc, une bonne dizaine de personnes et s'il ne prenait aucun plaisir à voir les Rebelles souffrir sous ses lames, il n'avait aucuns scrupules. De toute manière, c'étaient des hommes comme lui et lui, avait bien été torturé par les Rebelles quand ils lui avaient passé les bracelets. Le "phi" grec parfaitement visible sur son bras était la marque claire qu'il était un physiologique, et normalement tous les Rebelles et les Agents étaient marqués comme cela pour éviter les impairs. Phi, physiologique, Mu, Psychologique, Théta, métamorphe. C'était simple.

Léandre forma au creux de sa main une fléchette argentée terminée par un filin argenté lui aussi. Il lança la fléchette pour rapatrier sans se déplacer son sweat noir sur lequel était imprimé son nom d'Agent. Airain. Will était déjà parti, ne voulant sûrement pas rester avec Léandre qui était, chez les jeunes de son âge, le plus puissant et de loin.

Léandre descendit en courant les escaliers pour arriver au cachot sans une goutte de sueur sur le front. D'un regard, il embrassa le SAS d'entrée, valida sa carte et s'étonna du peu de surveillance. Il devait interroger le prisonnier numéro 57, et se renseigner sur l'identité et la localisation des grands chefs de la Rébellion. Facile. Sans un regard pour le soldat, il lui ordonna d'une voix calme mais implacable:

Le 57 est dans quelle cellule ?

La 208a Monsieur, quartier haute sécurité.

Léandre haussa un sourcil. Haute Sécurité ? Qui donc avait été attrapé ? Une hypothèse se faufila dans l'esprit militaire de Léandre qui la rejeta aussitôt. Arrivé devant la cellule, il froissa l'ordre écrit qu'il avait reçu, fit un signe de tête vers le garde, sortit ses plaques sur lesquelles était gravé son nom d'Agent et glissa la clé dans la serrure. Il était seul car on lui faisait confiance. Mais... était ce de la confiance ou un test. Un test pour s'assurer de sa fidélité. La cellule était plongée dans l'obscurité. Léandre fit un signe discret au garde qui recula allumer la lumière. Aussitôt, cachés derrière ses lunettes de soleil, les yeux de Léandre s'écarquillèrent.

C'est pas vrai... Laissez nous. Je m'en occupe.

La voix de Léandre avait claqué. Il n'était pas sans savoir que le garde allait rester à portée de voix tout au long de l'interrogatoire, ni qu'il allait le surveiller. Et Léandre était parfaitement au courant que de multiples caméras ponctuaient le mur de la cellule. Prince eut un soupir crispé. Reprenant contenance, il siffla:

Bon. J'ai des questions. Tu as les réponses. Tu me les donnes, y'a pas de problèmes. Tu te tais, tu en auras. Les règles sont simples.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Dim 23 Jan - 13:42

Nobody ouvrit les yeux. La lumière lui brûla les rétines et elle serra les dents. Se mordit les lèvres en reconnaissant la voix de son… nouveau bourreau? Incapable de se retenir, elle éclata de rire. Un rire rauque, qui la fit tousser quelques secondes plus tard, jusqu’à ce qu’elle ait l’impression que sa gorge allait éclater, s’arracher, imploser. Lentement elle se calma, et but à même le broc, chassant le rat d’un geste de la main. S’essuyant la bouche d’un revers de sa manche déchirée, elle rejeta la tête en arrière pour se coller contre le mur sale.
Pourquoi Léandre? Pourquoi son ancien bourreau, LUI ne venait-il pas? Après tout il venait déjà de la torturer; la prochaine séance serait le lendemain. Mais pourquoi avaient-ils choisi Léandre? Néanmoins, elle ne devait pas faire de distinction. Dans cette pièce, ils n’étaient plus Léandre et Nobody; ils étaient Partisan et Rebelle. Aussi masqua-t-elle son rire de désespoir par un rire ironique.

- Quelle jolie phrase… fourre-toi la dans le c*l.

Grammaticalement parlant, cette phrase ne voulait absolument rien dire. Mais prononcée sur ce ton méprisant, haineux, elle prenait tout un sens. Cela la gênait de parler à Léandre comme cela, elle en était venue à l’apprécier, et après leur dernière conversation, lui balancer des mots comme cela, ça la gênait fortement.
Mais il ne fallait pas faire de distinction.

La jeune femme retira sa tunique en grimaçant de douleur, et dévoila son corps mutilé par LUI. Elle se fichait de sa pudeur. Et ricana, en désignant un des rares endroits exempts de coups:

- Tiens, regarde, là c’est pas encore touché. Va-y, je t’en prie, Partisan.

Elle ne ressentait pas de haine envers Léandre. Mais Nobody avait une imagination très fertile, et elle essaya de faire abstraction du visage de son « presque ami » pour le remplacer par celui d’un autre. Et elle lui crachait ses mots à la figure.
La jeune femme se détourna soudain, refusant de dire un mot de plus, sa voix enrouée d’avoir trop crié se brisant à presque chaque syllabe. Elle se blottit contre les parois humides en imaginant que c’était sa sœur, et qu’elle avait de nouveau cinq ans. Le rat se coucha à ses pieds comme un petit chien obéissant, et elle n’eut même pas le courage de le chasser.

Fermant les yeux, la jeune Rebelle se dit que, cette fois, elle ne pouvait pas tomber plus bas. Depuis combien de temps était-elle là? Trois jours, quatre jours? Tobias la cherchait-il, Edelweiss l’y avait-il poussé? Que se passait-il en son absence, étaient-ils déjà parti pour un nouvel endroit où se cacher, un endroit qu’elle ne trouverait jamais? Doutaient-ils d’elle, pensaient-ils qu’elle avouerait tout sous la torture? Ou croyaient-ils qu’elle était morte?
Non, Edelweiss n’abandonnerait jamais sa petite sœur, jamais tant qu’elle n’aura pas vu le corps. Il fallait qu’elle le voie de ses propres yeux pour enfin laisser tomber.
Et tant qu’il lui restait un souffle de vie, à elle, Nobody Chacon, elle ne dirait rien. Elle mourra en silence ou elle ne mourra pas.
Point.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Dim 30 Jan - 22:14

Léandre ferma les yeux. Il le savait. Il le sentait au plus profond de son être: l'heure était venue de faire un choix. Ce n'était plus le moment de retourner sans cesse sa veste pour s'en sortir d'une pirouette. C'était comme un coup du sort, un jeu du destin pour le forcer à choisir un camp. Jusque là il s'en était sorti en se montrant conciliant et impitoyable avec les deux camps. Dès qu'il prenait une décision, il revenait en arrière pour se protéger. Lâche il était, lâche il resterait. La peur de l'inconnu était ancrée au plus profond de lui et s'il ne craignait pas la mort, la peur de la douleur et de l'échec paralysait le moindre soupçon de courage que Léandre pouvait avoir.

Tiens, regarde, là c’est pas encore touché. Va-y, je t’en prie, Partisan.

Léandre tressailli. Comme s'il venait de se faire frapper en pleine face. C'était presque le cas. Le mot Partisan, craché par Nobody, lui avait fait mal. Très mal. C'était comme un résumé de sa vie, qui défilait devant ses yeux à cet instant. Partisan. L'évidence s'imposa à ses yeux fermés. Partisans. Il l'était depuis ses six ans; depuis que Zain l'avait sauvé, le moindre de ses souffles était donné à Dorian. Voué à la cause des Partisans. C'était comme s'il n'avait jamais eu le choix puisque le choix s'était imposé à lui. Il n'avait jamais songé à être autre chose que Partisan. Et n'avait jamais vu les Rebelles comme autres choses que des fous sanguinaires et anarchistes. Léandre fit un pas en arrière. Il ne savait pas exactement ce qu'il faisait mais il savait une chose: il était lui, et sa plus grande liberté n'était pas celle de circulation. Ni celle de l'argent. Ni celle du pouvoir. C'était celle du choix et de l'opinion. Il n'avait jamais réellement fait de choix. Et par ce simple fait de reculer, il se condamnait. Peut être que les retours de cet acte n'allaient pas venir immédiatement mais elles allaient arriver. Léandre remonta ses lunettes, son visage ne reflétant rien de son trouble intérieur ni de la signification de son pas en arrière. Léandre soupira.

La Tour dormait. Peu de gardes avait il vu en venant. Cinq entre lui et la sortie des cellules. Dix entre les cellules et son "point d'envol", sa porte de sortie d'équipe de nuit. C'était jouable. Surtout s'il était discret, ce qui était sa spécialité. Sans un regard pour Nobody, ce n'était pas le moment de fléchir, Léandre sortit de la pièce et étendit le bras d'un mouvement sec. Un poignard d'argent se ficha dans la gorge du soldat qui tomba, sans bruit, dans les bras puissants de l'Agent. En quelques gestes précis, dépoussiérés de tous mouvements inutiles, il aveugla les caméras dont il connaissait les positions. Puis il amena le corps dans la cellule. L'action n'avait pas pris plus de trois minutes. Léandre prit la clé des menottes et libéra les mains de Nobody puis l'ausculta du regard. Une cheville cassée, ou broyée selon le point de vu. Léandre, conscient que Nobody n'était pas en état de répliquer, palpa les côtes de la jeune fille. Il avait eu des cours de premiers soins et connaissait les bases. Seulement les bases. Prenant sur lui pour combattre l'appréhension, il posa sa main glacée sur la cheville gonflée et s'ouvrit à son pouvoir. Une fine pellicule de métal s'étendit sur la peau blanche de Nobody, lui enserra la cheville et la serra un peu, tout en la maintenant. Dans un murmure, Léandre souffla:

Tu devrais pouvoir marcher. Je peux combattre trois hommes en même temps mais pas la Tour. Nous devons nous hâter. Il est trop tard pour faire marche arrière alors bouge tes fesses Chacon.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Dim 30 Jan - 23:07

Nobody vit Léandre reculer, sortir, et les larmes lui montèrent à nouveau aux yeux, impitoyables. Jusqu’à ce qu’elle entende le bruit d’un corps rattrapé, et alors son cœur se mit à battre à pleine vitesse. Et il revint dans la cellule. « Sauvée, sauvée, sauvée », songea la jeune femme, incapable de penser à autre chose qu’à sortir. Elle se tendit mais ne se débattit pas lorsque Léandre la toucha pour évaluer les dégâts, et se releva lorsqu’il exerça une pression. Ses mains libérées d’entraves et surtout des bracelets anti pouvoir la faisaient souffrir, mais une vague d’énergie nouvelle palpita dans son corps.

Moins professionnelle, elle se serait jetée au cou de Léandre. A la place de cela, elle testa la fiabilité de sa cheville et poussa un bref soupir de soulagement, avant de se stopper. Elle posa la main sur le bras de son sauveur pour qu’il la regarde. Elle allait parler, poser une question, demander pourquoi il l’aidait ; mais la peur qu’il ne regrette et ne retourne en arrière la retint, aussi lâcha-t-elle seulement un bref :

- Merci.

Boitillant légèrement, elle tenta de se rendre invisible ; et clignota. Bon, c’était déjà ça ; en se concentrant plus intensément, elle arriverait à se fondre dans l’ombre. La jeune femme cessa de s’appuyer sur Léandre pour lui signaler :

- C’est toi qui connaît le chemin. Je peux me rendre invisible ; mais cinq minutes pas plus, ce qui permettra de sortir si jamais il y a foule. Tu seras seul aux yeux de tous, ça paraîtra normal. Tu me dis juste quand je dois le devenir.

Nobody remettait sa vie entre les mains d’un Partisan ; mais elle ne le considérait pas ainsi, et ce depuis belle lurette. Elle remettait sa vie entre les mains d’un ami. Ce qui était une attitude presque… normale si la Rebelle n’avait pas été aussi avide de liberté.
Se tenant contre les barreaux de la cellule, elle attendit que Léandre ouvre le chemin : elle était arrivée ici inconsciente, et n’était jamais entrée dans la Tour sinon. Retrouver la sortie sans guide n’était pas envisageable.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Lun 7 Fév - 12:25

Léandre était inquiet. Et encore, c'était un euphémisme. Il se dirigeait sur une voie qui lui était tout à fait inconnue et il ne savait pas ce qui l'attendait au détour d'un virage. Mais bon il avait fait un choix et, pour une fois il était obligé de s'y tenir. Nobody se releva et s'appuya sur lui pour se stabiliser. Elle semblait prête à dire quelque chose. Une phrase. Une question, peut être, mais elle choisit au final de ne dire qu'un mot, chargé de sens et d'émotions:

Merci.

Léandre ne cilla pas mais reçut ce simple remerciement en plein coeur. Non pas comme le mot Partisan un peu plus tôt mais... c'était comme un cadeau. Un cadeau offert de plein gré, un cadeau inestimable qu'il n'avait jamais reçu. Combien de cadeau comme celui là les Rebelles recevaient ils chaque jour ? Combien de mots chargés de sens et de beauté avait il loupé ? Léandre fut coupé dans sa réflexion par Nobody qui avait reprit, plus professionnelle:

C’est toi qui connaît le chemin. Je peux me rendre invisible ; mais cinq minutes pas plus, ce qui permettra de sortir si jamais il y a foule. Tu seras seul aux yeux de tous, ça paraîtra normal. Tu me dis juste quand je dois le devenir.

Léandre acquiesça rapidement et, plus svelte qu'un chat et discret qu'un lynx, il se faufila, suivit de près par Nobody. Il comptait méthodiquement ses pas et ne voulait pas parler pour ne rien dire. D'un geste de la main il fit signe à Kayla de s'arrêter. Trois gardes attendaient dans le couloir. Ils ne pouvaient pas le voir d'où il était mais ils étaient là. Léandre inspira longuement. Expira. Se détendit. Et devint une arme. Un souffle. C'était le moment de se laisser aller dans son art qu'était le combat. Tourbillon, il bondit dans la pièce et en l'espace de vingt secondes il tua froidement les gardes. Facile. Ils n'avaient pas des pouvoirs bien puissants. Juste de l'illusion qui lui avait valu une fine estafilade sur le flanc gauche et un Elémental qui avait failli l'avoir avec un pic de glace. Léandre fit un pas en arrière, enjamba le corps d'un garde égorgé, réabsorba la lame d'argent qui avait jailli au coeur de sa main droite et fit signe à Kayla d'avancer.

Il en reste deux. Dans le couloir d'en face. C'est plus sûr de les éliminer maintenant, même si nous pouvons passer sans qu'ils ne nous voient. Attends moi ici mais reste invisible. Dans un coin de la pièce.

Léandre espérait que par "invisible", Nobody n'allait pas comprendre qu'elle devait user de son pouvoir. Ce n'était pas la peine, elle ne risquait normalement pas grand chose, puisqu'il n'y avait que des cadavres dans la pièce. Sans attendre de réponse, Léandre partit dans le couloir. Dans sa main droite s'épanouit un arc en argent qui se changea en un pistolet. Pour finir sous la forme d'un poignard affûté. Après tout, c'était ce qu'il maîtrisait le mieux, avec les crochets pour escalader des falaises. Et c'était le plus utile. Dans sa main gauche, une étoile de jet apparue. Léandre hésita un instant. Puis la changea en une serpe argentée. Plus pratique. D'un geste de la main, il envoya un premier poignard dans la gorge d'un des deux gardes, le télépathe se souvenait il, puis qu'il se mit en garde pour combattre le deuxième. Franck avait le pouvoir de couvrir sa peau un acier indestructible. Et c'est ce qu'il fit. Léandre le fixa et se prépara à attaquer. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, Franck allait rétracter sa deuxième peau pendant une seconde, le temps de se régénérer. Malheureusement, il devait attendre au moins deux minutes. Le garde sortit son pistolet, au bout duquel était positionné un silencieux. Léandre grimaça et se mit en action, un sabre à la main. Une première balle fut stoppée par un bouclier en acier déployé in extremis, une deuxième aussi. La troisième atteignit la cuisse de l'Agent qui sentit sa jambe se dérober sous lui. Soudain, la vue brouillée par la douleur causée par une autre balle à l'épaule, il vit la peau métallique de Franck se rétracter et bondit, en ignorant les signaux d'alarme envoyés par sa jambe blessée. Le sabre fouetta l'air et le garde tomba à terre. Mort. Léandre souffla un coup et absorba le poignard récupéré sur le premier corps. Le sabre léger ne pesait presque rien et il préférait ne pas avoir à fournir d'efforts pour le redéployer. Il avait tué six partisans. Six. Sans plus de remords que lorsqu'il avait tué des Rebelles. Son détachement face au meurtre le laissait... pantois. Mais ce n'était pas le moment de tergiverser sur une quelconque crise d'humanité. Léandre revint dans la pièce ou l'attendait Nobody. Ca ne servait à rien mais il avait envie de parler. Pour s'assurer qu'il était encore vivant:

La voie est libre. Nous pouvons y aller, personne ne nous attaquera de dos.

Son épaule et tout son bras était amorphe et Léandre espérait qu'aucune artère vitale n'avait été touchée. Il n'avait ni pansements, ni morphine cette fois. Il allait devoir faire avec. Le pistolet du garde qu'il venait d'abattre pendait à son côté. C'était tout de même bien plus efficace qu'un sabre...

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Mer 9 Fév - 14:46

Nobody assista aux meurtres (comment appeler autrement ces assassinats méthodiques, rapides et précis?) sans rien dire, répriment un violent tremblement. Jamais elle n’avait tué comme cela, de sang-froid. Sans défendre sa vie. Mais après tout, leurs deux vies étaient en danger, et peut-être avait-ce été nécessaire dans l’esprit de Léandre.
La jeune femme lui obéit donc sans rien dire, dissimulée dans l’ombre, résistant à l’envie de se boucher les oreilles. Elle entendit donc les bruits sourds d’une lutte, plus acharnée que la précédente; et se surprit à se murmurer à elle-même, croisant les doigts:

- Faites qu’il revienne. Faites qu’il s’en sorte.

Et lorsque le jeune homme réapparut, elle décroisa les doigts, avec un léger soupir. Avant de remarquer les deux trous dans ses vêtements. Balles.
Sans réellement réfléchir, Nobody avança sa main, qui devint instantanément invisible et totalement immatérielle. Malgré ses blessures, la Rebelle se réjouit de manier avec autant de facilités son pouvoir. Elle retira les deux balles rapidement, et sa main redevint visible le long de son corps. Elle ouvrit les doigts et les deux objets roulèrent au sol.

Ce n’est qu’en croisant le regard de Léandre que la Résistante se rendit compte qu’elle aurait pu le tuer en saisissant un organe vital, de la même manière que les balles; les poumons, ou même le cœur.
Brusquement gênée, surtout par le fait d’avoir fait cela sans demander la permission (après tout elle avait eu les mains à l’intérieur de son corps), elle haussa les épaules pour masquer son embarras:

- Ca ne te guérira pas, mais ça soulagera un peu la douleur je pense.

Nobody évita son regard avant de boiter vers la sortie des prisons. Se stoppa brusquement à la vue des Rebelles enchaînés aux murs, entravés de bracelets. Il y avait même une enfant, donc dénuée de pouvoir, appuyée contre un mur, une longue balafre sur la joue. Nobody serra les poings, et se promit à elle-même qu’elle reviendrait pour eux. Leur adressa un regard désolé. Avant de continuer à marcher vers la sortie, le cœur en miettes.

La porte était épaisse, non gardée; ce qui prouvait l’arrogance des Partisans. Elle jeta un œil dans la serrure, pour voir une foule de personnes dans un grand hall. Ils étaient des centaines. Devant la porte de la sortie. De grandes baies vitrées lui permettaient de voir le soleil se coucher lentement. La sortie de la Tour. La sortie vers la liberté.

La Rebelle se tourna brièvement vers Léandre. Les blessures de ce dernier pouvaient être camouflées, par un pull ou autre; il paraissait clean. Allait-elle devoir se rendre invisible, et le suivre dans cette marée jusqu’à la sortie? Le cœur de Nobody se mit à battre violemment.
Le visage impassible, le regard tourné vers la porte, la jeune femme saisit la main du Partisan.

- Léandre? J’ai peur.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Ven 11 Fév - 10:55

Léandre avait mal mais il en avait l'habitude. Cependant, à présent, il doutait être capable de courir pour éviter les Partisans. Et ne savait pas s'il allait réussir à marcher sans boiter. Le regard de Nobody semblait... angoissé. Un peu accusateur aussi. Alors qu'il ne s'y attendit pas, il la vit enfonçer sa main devenue immatérielle au niveau de son épaule et de sa jambe, avant d'en ressortir les deux balles. Léandre n'osait pas bouger, de peur qu'à cause d'un faux mouvement, elle perde le contrôle et se rematérialise en lui, causant d'un même coup sa mort. Un instant de déconcentration et elle pouvait lui arracher une artère, un organe, agrandir ses blessures, causer une hémorragie interne.

La torture cessa soudain et Léandre recommença à respirer librement. Certes, ne plus avoir ces balles en acier dans le corps était agréable, mais l'expérience qui venait de vivre était... assez stressante. Nobody s'aperçut qu'il n'était pas forcément très à l'aise et tenta de s'expliquer, ou du moins de masquer partiellement son embarra:

Ca ne te guérira pas, mais ça soulagera un peu la douleur je pense.

Léandre ne savait quoi répondre à cela. Oui, enlever ces balles avait un peu soulager la douleur mais la manière d'y parvenir avait été tout sauf agréable. Pour être franc, c'était un peu traumatisant. Perturbant, pour ne pas trop exagérer. Conscient que leurs vies étaient en jeu, Léandre préféra ne pas s'attarder là dessus. En quelques pas, ils atteignirent la porte qui n'était pas gardée. Ils étaient passés devant d'autres cellules, que Léandre n'avait pas regardées, mais qui avait marqué Nobody. Après tout, ça pouvait se comprendre. Et heureusement que la jeune fille ignorait que Léandre avait participé à bon nombres des blessures des Rebelles... Derrière la porte, une foule de Partisans. Une foule nombreuse, qui constituait un rempart entre eux et la sortie de la Tour. Léandre fronça les sourcils et sentit Nobody lui saisir la main.

Léandre? J’ai peur.

L'Agent sentit son coeur faire un raté. Peur ? Peur ? Lui aussi avait peur. Pour être précis, il était terrifié. Il trahissait son père. Il trahissait son oncle. Il trahissait sa famille. Et allait sûrement mourir. Il avait été fou pour avoir libéré Nobody mais, étrangement, il n'arrivait pas à le regretter. Au moins elle, elle ne le voyait pas comme un simple outil. A voix basse, comme s'il ne voulait pas lui même entendre ce qu'il allait dire, il répondit.

Tu as peur ? Je suis terrorisé...

Ses yeux fouillaient la salle sur laquelle ils allaient déboucher. Ouvrir la porte allait attirer l'attention sur eux. Puis les gens allaient détourner le regard, mais pas tous. Le maître mot était: discrétion. Et, à dire vrai, les tâches de sang présentes sur son épaule, sa jambe et un peu partout sur ses manches étaient loin d'être discrètes. Léandre se retourna et fit une moue agacée. Ses yeux survolèrent la pièce et se posèrent sur une chaise. Il y avait un manteau, surement trop grand. Mais c'était déjà bien. Un pas. Il saisit le manteau. Un mouvement. Il portait le manteau qui était, en effet, un peu grand. Un pas. Il revint aux côtés de Nobody. Certes, les manches trop grandes, entravaient ses mouvements mais de toute manière, s'il advenait qu'il devait se battre dans le Hall, il n'avait strictement aucune chance. Ils devaient faire vite. Se tournant vers Nobody, il murmura:

Est ce que tu pourrais nous faire passer de l'autre côté et nous amener à la porte du fond, à droite. Celle marquée "Travaux, passage interdit" ? Si oui, je peux nous faire sortir de là. Si non... et bien... Nous allons nous battre ou croiser les doigts.

Il fallait bien avouer que Léandre espérait au plus profond de lui que Nobody allait lui répondre oui. Car la porte qu'il avait désignée ouvrait sur un passage que seuls les Agents de nuit pouvaient emprunter, grâce à une carte que Léandre possédait. Une fois dans le passage, ils seraient en sécurité. Enfin... autant qu'ils pouvaient l'être dans la Tour. Mais bon, les passages n'étant pas sensés être connus, tant des Rebelles que des habitants de la Tour, il n'y avait pas de caméras et, en journée, pas de mouvements. Après... tout restait à voir. Léandre avait l'habitude de partir du toit. Là, ils étaient au rez-de-chaussée. Peut être allaient ils devoir prendre un ascenseur dans ce circuit secret et parallèle et, une fois en haut, tout redescendre en toute discretion, mais cela de faisait pas peur à Léandre qui connaissait les moindres recoins de la Tour comme sa poche. Ou presque.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Ven 11 Fév - 19:30

Nobody inspira profondément lorsqu'elle sentit la main de Léandre glisser de ses doigts, et plia les siens plusieurs fois. Elle savait ses yeux paniqués, et se calma partiellement, en observant les gestes précis de son ami. Considérant après un temps de réflexion qu'elle pouvait désormais l'appeler comme cela. Elle écouta sans rien dire sa demande, et hocha lentement la tête en réfléchissant. Se rendre elle, invisible, d'accord. Mais partager son pouvoir? Non seulement c'était une expérience très désagréable pour elle (c'est un peu comme si une part d'elle allait vers Léandre), très étrange et gênante (comme le geste précédent lorsqu'elle avait glissé la main dans le corps du Partisan) mais cela l'épuisait davantage.

Considérant le jeune homme, elle finit par esquisser un sourire narquois. Le premier depuis bien longtemps. Ses traits tirés s'éclairèrent, et elle murmura:

- Pour la liberté.

Une phrase très clichée, mais après tout n'était-ce pas pour cela qu'ils fuyaient? Dans son esprit, si. La Rebelle prit à nouveau la main de Léandre, cette fois par nécessité, et ils disparurent soudain.
Aussitôt, la respiration de la jeune femme se fit sifflante. Elle entraîna Léandre derrière elle, et ils traversèrent le mur; incapable de courir, elle marcha résolument, sans rompre le contact physique avec le jeune homme. Si elle le lâchait, c'était fini.
Les plaies sur son corps se rouvrirent; la fatigue qu'elle ressentait était plus qu'un simple épuisement. De la sueur glacée glissa dans son dos, et elle frissonna, terrifiée à l'idée de perdre le contrôle.

Un bref instant, sa main redevint visible et heurta une femme d'âge mûr; celle-ci sursauta et regarda autour d'elle alors que Nobody continuait à marcher résolument sans s'arrêter. Mais la femme vit les doigts presque transparents. Crut à un effet de son imagination lorsque la main disparut entièrement.
De toute manière, quels Rebelles oseraient se pointer ici? Elle se détourna, et Noob respira.
Le sang coulait abondamment, notamment sur ses bras striés de coupures plus ou moins graves; elle avait peur que le liquide vital fasse des tâches au sol. Non par souci de la propreté (au diable les Partisans) mais par souci de... sécurité.

Aussi l'épancha-t-elle avec sa main libre, qui devint poisseuse. La porte "Travaux, passage interdit" semblait tellement loin... et ses pas ralentissaient, forçant également Léandre à ralentir; sans son contact invisible, il redevenait compact.
Nobody retint sa respiration pour éviter de tousser, signalant leur présence, et se maudit d'être sortie de cette prison. En s'évadant avec lui, ce n'était pas seulement sa vie à elle qu'elle mettait en danger, mais la sienne également.

Et soudain, la porte fut là, et Nobody la traversa avec un soupir de soulagement. Clignota dans la seconde, et lâcha la main de Léandre, les genoux tremblants, couverte de sang poisseux. Les yeux fermés.
A vrai dire, elle ne voulait aps les ouvrir pour voir des visages de Partisans tournés vers eux. Elle attendait un mot, un signe de Léandre pour s'autoriser à bouger.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Dim 20 Fév - 11:41

Léandre regardait Nobody avec angoisse. Il savait que la jeune fille était un membre clé de la Rebellion, ou plutôt Résistance et il savait aussi que, malgré tous ses principes, s'il devait mourir pour qu'elle sorte de cet enfer, il le ferait... avec hésitation, certes, mais le ferait quand même. Nobody paraissait songeuse... ce pouvait-ce que... non. Il n'aurait pas du lui demander. Après tout, elle venait a peine de se faire enlever les bracelets. Lui, il n'avait pas été capable d'utiliser son argent pendant plusieurs jours, juste après quelques minutes de bracelets. Certes, leurs pouvoirs étaient différents mais bon... tout était tellement obscur. Le léger sourire narquois qui s'étira sur les lèvres de Nobody tira à Léandre un soupir de soulagement. Elle pouvait le faire.

Pour la liberté.

Léandre se figea un bref instant. Liberté ? Mais où était la liberté dans ce monde ? La liberté de faire le choix qui allait les conduire à leur perte ? Peut être... sûrement. Le concept clair de Liberté que Léandre venait d'entrevoir lui était encore masqué. Il n'en avait dévoilé qu'une infime partie et il savait qu'il lui faudrait de nombreuses heures de médiation, réflexion et remise en question pour bien comprendre l'ampleur et la luminosité de ce mot. En écho à Nobody, dans un souffle presque inaudible alors que la jeune fille les faisait disparaître.

Pour ma liberté.

Léandre sentait son coeur battre dans sa poitrine à un rythme effréné. Merlin Bon sang que c'était étrange et surtout dérangeant. C'était comme si... il n'y avait pas de mot. Chacun était différent, et les pouvoirs ne pouvaient pas se mélanger. Il voulait lâcher immédiatement Kayla mais il savait que ça signerait son arrêt de mort... et celui de la Résistante. Alors il prit son mal en patience, réprima un haut le coeur et des tremblements de malaise. La porte qu'il lui avait désignée était si loin ! Et Kayla semblait à tout moment sur le point de faiblir. Léandre, sans s'en apercevoir, posa la main sur le pommeau son sabre que des lanières de métal fixaient à son dos. S'il mettait une fraction de seconde de plus pour dégainer, il y avait moins de risque que l'arme heurte quelqu'un. Reprenant ses esprits, l'Agent décala sa main pour la mener à sa ceinture et saisir le pistolet, qu'il arma dans un bruit qu'il aurait aimé inaudible. La porte était là et dans un sursaut de volonté, Kayla la franchit. Il ne lui en avait pas demandé tant, mais elle avait été géniale pour le coup. Léandre ne regarda pas la Rebelle mais, ignorant son épaule qui le lançait, se mit en garde. Une brève seconde il ferma les yeux, et s'adossa à la paroi, lâchant la main de Kayla. Il n'y avait personne. Il en aurait pleuré de bonheur si des larmes de souffrance ne perlaient pas déjà de ses yeux. Léandre se repéra rapidement dans la semi-obscurité qu'offraient les couloirs et vérifia qu'il n'y avait toujours pas de caméras visuelles et thermiques. Non, les Partisans avaient encore pêché par orgueil et présomption.

En quelques mouvements, Léandre ouvrit un placard et prit des chargeurs et un autre pistolet, plus agréable à manier. Après une seconde de réflexion, il en prit un deuxième, pour Kayla. On n'était jamais trop prudent. Dans le placard, qui était le sien (ou plutôt celui de son ancienne équipe), se trouvait aussi un kit de survie et de secours. Mais pas de nourriture malheureusement. On ne conservait pas ce qui était périssable. Dans un murmure, Léandre appela Nobody.

Kayla ? Il nous faut nous éloigner de la porte au plus vite. On ne sait jamais. Après on pourra faire une petite pause et nous pourrons sortir d'ici. Viens.

Sa voix était étonnement douce et calme, et ne laissait rien paraître de la peur qui l'habitait tandis qu'une foule de questions, de doutes et d'interrogations se bousculaient dans son esprit. Y avait il une caméra thermique dans le Hall ? Avait il perdu du sang en trop grande quantité ? Les avait on vu entrer ici ? En deux trois mouvements, Léandre se fit un bandage grossier fait non pas pour épancher le sang, mais plus pour immobiliser son épaule. Sa jambe le portait encore. C'était déjà bien. Boitillant, il prit la main de Nobody et la guida dans les méandres des couloirs jusqu'à une corde qui devait leur permettre de monter à l'étage supérieur. Hum... il avait négligé ce problème. Perdant un instant son calme, il donna de son bras valide, un coup de poing dans le mur le plus proche.

Mer**. Nan mais ce n'est pas possible d'être aussi stupide ! A moins que...

Une idée folle s'immisça en lui. Il était hors de question qu'il grimpe à la corde, pas avec une épaule massacrée. Et Nobody non plus n'était pas en état. Mais une échelle... c'était faisable. Surtout s'il gardait contact avec elle et qu'il absorbait son sabre. Léandre évita délibérément de regarder Kayla et alla chercher deux holsters dans le placard. Heureusement qu'on pensait ses couloirs secrets. Sans quoi, rien n'eut été possible ! Accrochant ainsi son pistolet à portée de main, Léandre ferma les yeux et posa les mains contre la paroi du mur qui débouchait sur un trou dans le plancher supérieur. Lentement, l'argent sortit de ses mains et grimpa le long du mur pour former une échelle. La sueur perla vite à son froid mais la dépense ne s'avéra pas aussi conséquente qu'il ne l'avait craint. S'adossant au mur, gardant une main sur l'échelle pour préserver le contact, il murmura:

A toi l'honneur, ma belle. Fait vite en revanche. La sortie est là haut...

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Lun 11 Avr - 22:37

[Avec seulement un mois et demi de retard... Very Happy ]

Nobody saisit l’arme que lui confiait Léandre, priant pour ne pas avoir à s’en servir. Elle avait vu assez de morts pour pas mal de temps, et ne désirait qu’une chose : des soins pour eux deux, et un repas chaud. Et une couette. Un oreiller. Un lit. Et un sommeil réparateur.

Elle s’arrêta en même temps que le Partisan devant la corde, une lourde appréhension s’immisçant en elle. Jamais la jeune femme ne serait capable de grimper là-haut. D’habitude, oui, elle était fine et musclée, et surtout tenace ; mais ses multiples blessures la feraient trop souffrir, et à en juger par la grimace de Léandre, ils étaient deux dans ce cas.

Ouvrant la bouche pour une question, Nobody la referma en voyant le jeune homme éviter son regard, récupérer des holsters et poser sa main contre le mur. D’habitude très énergique et posant plein de questions, la Rebelle ne fit que le fixer, dans l’expectative. Lorsque l’échelle d’argent se déploya, ses yeux s’agrandirent, et elle fixa le prodige, une main devant la bouche. Stupéfaite.

Jamais de sa vie elle n’avait vu cela, un tel concentré de pouvoir en une seule et même personne. Lorsque Léandre l’invita à grimper, elle ne put d’abord tout simplement pas obéir, figée dans son expression de stupeur ; jusqu’à ce qu’elle reprenne ses esprit et pose la main sur un barreau.

Frissonna. Elle était en contact même avec l’essence de Léandre, et cela était aussi dérangeant que lorsqu’elle avait étendu son pouvoir sur eux deux. Une pensée s’incrusta dans sa tête : les pouvoirs n’appartiennent qu’à ceux qui les possèdent, il n’est pas possible de partager.

C’est avec cette certitude en tête, et l’horrible impression de violer l’intimité de Léandre (comme elle avait eu l’impression qu’il violait la sienne quelques minutes plus tôt), qu’elle grimpa le plus rapidement possible sur cette échelle qu’elle ne pouvait s’empêcher de qualifier de prodigieuse.

Jamais elle n’avait fait quelque chose aussi vite de sa vie, et ce, malgré son état inquiétant. Elle était trop gênée pour flemmarder et admirer le paysage. Aussi, en quelques secondes, elle se retrouva « en haut », comme le qualifiait Léandre. Et resta figée de stupeur et de frayeur face au canon d’une arme à feu pointé sur sa tempe.

Le temps sembla se suspendre. Nobody savait que, si le garde appuyait sur la gâchette, il n’était même pas question de penser à avoir ce vieux réflexe où il faut se baisser. La balle lui traverserait la tête avant cette idée. La jeune femme fixa son regard clair dans celui, vert, de l’homme. Qui semblait sûr de lui bien qu’un peu déstabilisé en voyant une prisonnière couverte de poussière et de sang débarquer sur son toit. Et qui fut encore plus déstabilisé lorsque la main de ladite prisonnière se posa sur son torse, dans une caresse pour le moins… inappropriée.

Quelques secondes plus tard, il cessa d’être déstabilisé. La main caressante s’était transformée en serre meurtrière ; les doigts de Nobody avaient plongé dans la poitrine de l’homme pour en retirer son cœur encore battant et fumant. Sans pouvoir appuyer sur la gâchette, le garde s’écroula à ses pieds.

Réprimant des hauts le cœur par très professionnels, la main trempée d’un sang bouillant, la Rebelle récupéra l’arme, avant de se pencher pour voir Léandre.

- R.A.S, monte.

Poussant un soupir, elle s’appuya contre le mur, essuyant sa main poisseuse de sang sur son jean déchiré.

- Je déteste tuer,marmonna-t-elle.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Ven 15 Avr - 9:15

Léandre frémit et se retint à grand peine de résorber son échelle lorsque Kayla, hum plutôt Nobody à cet instant, toucha l'argent pur. C'était pire que lorsqu'elle l'avait fait disparaître. Pire que lorsqu'elle avait mis sa main en lui. A vrai dire, les seules personnes qui avaient touché un fruit de son pouvoir et qui n'étaient pas mortes, c'étaient Dorian et Zain. Zain lorsqu'il vérifiait avec un talent impitoyable la perfection des armes (puisque ce que c'étaient que des armes), et Dorian lorsqu'il mesurait les progrès effectués. Et Léandre n'avait jamais aimé ça. C'était... comme si une main glacée se posait sur sa main, comme si quelqu'un pénétrait au plus profond de son âme. Et Léandre qui détestait être vulnérable, ne pouvait que trouver l'expérience désagréable. Dans un soupir, il sentit plus qu'il ne vit Nobody se détacher de l'échelle qu'il entreprit alors de grimper lestement. Il avait mal à l'épaule et sentait que sa jambe n'allait pas le porter très longtemps. Un bref instant, il envisagea de tester quelque chose mais, s'en sachant incapable, balaya l'idée de son esprit. Il n'était pas assez puissant, la preuve: bâtir un élément aussi imposant qu'une échelle avait fait saigner les paumes de ses mains et surtout le laissait flagellant. Léandre louait d'ailleurs dans sa tête l'entraînement rude et impitoyable qu'il avait subi et qui lui avait laissé une tolérance à la douleur très élevée. Il n'aura pas pu tenir sinon, puisqu'il avait tendance à avoir un déficit de volonté qui le poussait à faire marche arrière dès qu'il se heurtait à un obstacle.

L'Agent laissa ses yeux glisser sur les parois de la pièce dans laquelle ils avaient débouché, ne s'attarda pas sur le corps du Partisan ni sur la main sanglante de Nobody. Ils n'avaient pas besoin de s'attarder sur de tels détails. Toutefois, Léandre tiqua lorsque Nobody détestait tuer. Peut être était ce la principale différence entre les Partisans et les Rebelles. Tuer ou ne pas tuer. Pour les Partisans, un bon rebelle était un rebelle mort, et puisque la mort arrivait forcément à un moment ou à un autre, ce n'était pas grave d'avancer un peu l'instant de la mort de quelqu'un. Pour les Rebelles, et bien... Léandre était bien incapable de dire ce qu'était leur mot d'ordre. Peut être quelque chose comme " Un bon Partisan est un nouveau Rebelle" ou quelque chose du genre. Mais ce n'était guère le moment d'épiloguer là dessus. Léandre inspira longuement, s'évertua à immobiliser davantage son épaule blessée qu'il avait malmenée lors de son escalade, et fixa ses yeux noirs dans ceux de Nobody.

Nous avons le choix entre une descente risquée et une descente difficile. Au choix. Mais sache que je suis incapable de nous défendre avec de l'acier. J'espère que tu peux tenir une arme parce que sinon, on fait une fine équipe tous les deux.

Léandre tenta de sourire, mais ce fut plus une grimace qu'autre chose. Ils étaient peut être dans un endroit assez sûr, ils étaient en très mauvaises postures. D'autant plus que ses paumes lui faisaient mal et s'il ne dormait pas bien vite et ne soignait pas ses blessures sous peu, il allait être incapable de donner forme à des armes même en cas d'urgence. Il était vulnérable et il le savait. Ils ne devaient pas tarder. Avant que Nobody ne réponde, préférant de pas avoir à s'attarder davantage ici, Léandre prit une décision.

Descente risquée mais facile. Il y a de fortes chances pour qu'ils ne s'attendent pas à nous voir sortir par là. Et qu'ils ne nous attendent pas tout court. Théoriquement l'alarme va être donnée dans... 3 minutes. Ce qui nous laisse du temps. Tu te sens capable de descendre en rappel ? De nous faire disparaître l'espace de 10 secondes, ? Pas tous les deux en même temps, ne t'inquiète pas. Juste le temps d'une descente accélérée le long de la tour.

Léandre reprit son souffle, déglutit, se mordit la lèvre inférieure, remit ses lunettes de soleil pour cacher ses yeux qui, fatigués, ne lui montraient que du flou, et, après s'être dirigé dans un coin de la petite pièce, actionna deux leviers dissimulés pour faire apparaître un équipement de rappel et une ouverture sur l'extérieur. Ils étaient au premier étage. Ils pouvaient presque sauter, mais ils étaient aussi, et surtout, sur une façade de la Tour un peu dissimulée dans l'ombre. Parfait. Léandre, n'ayant jamais utilisé cette sortie, avait eu un doute sur là où elle débouchait. L'Agent s'adossa au mur blanc, laissant bêtement une tache de sang sur la peinture:

Ca te tente ?

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Dim 17 Avr - 20:56

Oui, elle était capable de tenir une arme. Faible, mais pas à ce point, et elle agita le pistolet volé au Partisan sous les yeux de Léandre pour le lui prouver. Essayant de s’essuyer discrètement le front pour ne pas qu’il voie que plonger sa main dans le corps de l’homme l’avait considérablement épuisée. Mentalement et physiquement.
Et elle ne l’avouerait pas, mais elle se sentait difficilement capable de descendre en rappel. Néanmoins, elle fit un gros effort, et sourit. Avant de saisir une corde, et d’arranger cette escapade d’une main experte. Elle attacha Léandre également, puis fit traverser la corde dans un mur, laissant un bout minuscule traverser de l’autre côté.
Comme ça, même s’ils tombaient, même durement, ils avaient beau peser environ cent kilos à eux deux, ils n’allaient jamais faire s’écrouler un mur.

- C’est parti, sourit-elle d’un air forcé.

Elle allait utiliser ses dernières forces pour un dernier coup d’éclat, et elle le savait. Commençant la descente, elle garda une main constamment sur la corde; et la rendit invisible. Tout ce qui touchait la corde était désormais complètement invisible: elle, et Léandre.
Ce qui eut pour effet de lui pomper son énergie à une vitesse folle; mais au moins, elle n’avait pas la désagréable sensation précédente.
Nobody se dépêcha du mieux qu’elle put. Tant et si bien que son pied ripa contre la façade, et elle glissa imperceptiblement. Suffisamment pour prendre peur et s’accrocher des deux mains à un rebord de la Tour, rompant le contact avec la corde, et les rendant de nouveau tous visibles.

La jeune femme hoqueta de peur et d’épuisement, reposant à nouveau sa paume contre la corde pour les dissimuler. Tout en recommençant à descendre, elle se rappela une histoire que sa sœur lui avait racontée. À trop user de son pouvoir, on pouvait en mourir, soi-disant. Quelqu’un se transformant trop en panthère, par exemple, pouvait un jour ne plus jamais se retransformer en humain; et devenir un véritable animal. Est-ce qu’elle disparaîtrait totalement, pour ne plus du tout exister?

- Merde, merde, merde. Ferme-la, Noob, arrête de causer. Pense à quelque chose de joyeux. Tiens euh… et merde.

Tout en jurant, la Rebelle continua de descendre, sans même penser que Léandre, en haut, pouvait l’entendre. Elle continua à se parler seule, se rassurant:

- De toute façon, hein, on meurt bien un jour, alors, aplatie comme une crêpe en bas de cette Tour, ou bien tuée par un Partisan, tu préfères quoi? Oui, bon, la balle dans la tête on est d’accord. Roh, fais chier, j’avais perdue cette habitude de parler à moi-même! J’y avais mis un temps fou!

La sueur dégoulinait le long de son dos, et Nobody se demanda si elle n’allait pas plutôt devenir une flaque.

- Une flaque. J’t’en foutrais des flaques.

Enfin, après une descente interminable - selon elle - la jeune femme toucha enfin le sol. Et s’écroula par terre. Avant d’éclater de rire.
Libres.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Lun 18 Avr - 21:37

Léandre n'avait actuellement qu'une envie: dormir. Mais il savait que céder à la tentation revenait à s'endormir pour ne plus se réveiller. Allez ! Debout ! Reveille toi ! Ne t'endors pas ! Allez, bon sang ! Pour peu, il se serait mis une autre balle dans la jambe, certain que la douleur le tiendrait éveillé. Kayla semblait plus maître de ses mouvements, ce qui était assez ironique. Très ironique. C'était la prisonnière qui aidait le Partisan à s'en sortir. Léandre se détestait. Il avait un niveau pitoyable s'il était incapable de mener seul une mission officielle ou officieuse à terme. Il allait devoir s'entraîner dur pour être infaillible. Il se détestait vraiment pour le coup. Tout comme il détestait Nobody d'être aussi professionnelle, la Tour d'être aussi haute, les Partisans d'être aussi stupides, les Rebelles d'être aussi... Stop. Ce n'était plus le moment. Il devait... il devait quoi ? Ah oui, il devait... suivre Nobody. La jeune fille qui était devant lui. Et... prendre la corde. Quoique.... elle l'avait déjà attaché. Elle était gentille. Elle s'appelait comment déjà ? Ah... Euh.. Kay... Kay..la. Kayla. Ou Nobody. 'Fin c'était étrange comme nom ça, Nobody. Ca voulait dire "Personne" non ? Ne pas fermer les yeux. Ne pas hurler de douleur lorsque le sol arriva un peu trop rapidement. Léandre se mordit la lèvre jusqu'à en saigner et s'écroula à terre. De l'argent; Il lui fallait de l'argent. Sinon, il n'allait pas tenir le coup. Mais une petite lumière s'alluma dans ses yeux noirs qui regardaient le haut de la Tour: Nobody était libre. Finalement, il avait servi à quelque chose. C'était chouette de se dire cela.

Dans un petit soupir, presqu'imperceptible, comme le souffle de sa respiration, Léandre murmura à l'attention de Nobody, son corps prit de tremblement tandis que le monde dansait autour de lui:

Tu es libre et moi, je suis pitoyable. Va voir les rebelles. Sauve toi. Je...

Léandre déglutit mais ne tenta pas de se lever. Il ne sentait plus sa jambe. Il ne sentait plus son bras. Quant aux paumes de ses mains, inutile d'en parler. L'étoile argentée qu'il avait habituellement était rougeâtre du sang qui en avait coulé lorsqu'il avait trop forcé dessus. Il s'était cru bien plus puissant que ce qu'il ne l'était en réalité. Il allait devoir s'entraîner dur. Chaque seconde, chaque mouvement douloureux le lui rappelait. Il était faible et il l'avait payé cher. Une main froide se posa sur son froid fiévreux et Léandre ouvrit ses yeux noirs qu'il avait fermé sans s'en rendre compte. Nobody était encore devant lui. Intéressant. De qui ? Personne ? Léandre commença à rire de lui même. Elle n'était pas là puisqu'elle était censée être partie. Non ? Il était fou non ? Euh... peut être pas. 'Fin peut être que si. Il ne savait plus ce qu'il pensait. C'était dingue. C'était... Aïe. Sa gorge sèche le brûlait.

Tu parles toute seul mon vieux Léandre. Tu ferais mieux de te traîner dans un coin avant que Tonton Zazain te retrouve. Tu es dingue... Tu vois même la jolie Kayla devant toi qui te regarde avec ses grands yeux noirs. T'es pas là ! Youhou !

Oui, Léandre délirait totalement. Il était exténué et bien moins résistant que ce qu'il pensait. Peut être que... non. C'était impossible. On ne pouvait pas foutre du poison sur des balles, dans un pistolet. Non, c'était impossible... mais impossible ne faisait pas parti du vocabulaire des Partisans. La preuve: certains étaient capable de tuer d'un seul toucher. Enfin... peut être était-ce des contes qu'on racontait aux apprentis pour leur apprendre à se méfier de tout le monde.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Mar 19 Avr - 19:48

Kayla ouvrit de grands yeux vexés. Partir? Et l’abandonnant là? Il était vraiment pas bien, le pauvre. Même avec les deux jambes en moins, elle se serait débrouillée pour l’aider autant qu’il venait de l’aider elle. La jeune femme allait riposter, mais elle resta fixée, bouche ouverte, sur le visage extrêmement pâle de Léandre. Pâle et couvert de sueur. Il avait les yeux fermés, et elle paniqua, posa une main sur son front, deux doigts sur sa jugulaire. Mais il rouvrit les paupières, et elle sursauta violemment en reculant. Son regard était vitreux, comme s’il délirait; d’ailleurs, ses paroles suivantes le confirmèrent.
Malgré elle, Nobody tiqua. Elle, jolie? Tu parles, elle était squelettique et ne souriait jamais.
BREF. Elle s’accroupit devant Léandre, et lui souffla:

- Si, si, je suis là. Je pars, mais je reviens tout de suite. Ne bouge pas…

Même si elle se doutait que cette dernière recommandation était inutile (après tout, vu l’état dans lequel il était), elle ne put s’empêcher de la faire. Et parti le plus vite qu’elle put dans les rues attenantes, boitant, et tentant tant bien que mal (et plutôt mal d’ailleurs) de masquer son visage torturé avec ses vêtements déchirés.
Elle ne connaissait pas bien le pouvoir de Léandre. Mais ne lui avait-il pas avoué (ou alors elle avait remarqué, elle ne se rappelait plus) que se séparer des objets qu’il fabriquait était douloureux. Et lors de leur dernière rencontre, il lui avait offert une rose tiré de son pouvoir. Une rose qu’elle avait fourré dans un sac, pour ensuite jeter ledit sac lors de sa capture par les Partisans, quelques minutes plus tard. Dans le caniveau. Normalement, personne n’aurait l’idée d’aller chercher quelque chose là-bas!
La jeune femme mit quelques minutes pour retrouver la place. Ses souvenirs étaient flous, mais elle reconnut rapidement l’endroit où elle s’était pris cette fameuse fléchette dans la nuque.

Les yeux baissés pour retrouver les égouts, Nobody sentait la douleur pulser en elle. Ses jambes la soutenaient à peine, et quand elle songeait à l’effort futur qu’elle allait devoir fournir pour retrouver la base, accompagnée de Léandre, son cœur tambourinait dans sa poitrine.
Ses grands yeux bleus (eh oui, bleus ma choute, pas noirs…) accrochèrent soudain au rouge de son sac en bandoulière, et elle se pencha vivement pour le saisir, ses bras hurlant silencieusement leur douleur. Une blessure ressente sur son épaule se rouvrit, et coula sur la marque au fer rouge qu’on lui avait apposée.
Fébrile, elle l’ouvrit d’un coup sec, brisant la fermeture éclair, et poussa un soupir de soulagement en voyant la rose d’argent à l’intérieur. Se relevant d’un bond, faisant la grimace face à sa souffrance, elle retourna, trébuchante, vers l’endroit où elle avait laissé Léandre. Persuadée que le Partisan s’était endormi, elle le secoua vigoureusement, au risque de se blesser et de lui faire mal, en l’appelant d’un air désespéré. Se laissant brutalement tomber près de lui, elle sortit de son sac la rose d’argent, et murmura d’une voix lamentablement fatiguée:

- Dis-moi que ça peut t’aider à retrouver des forces, Léandre Prince, sinon on restera là jusqu’à ce que quelqu’un nous trouve.

La bravoure qu’elle avait montré lors de leur escapade à la Tour s’était envolée, laissant la place sur son visage à une expression qu’elle n’avait pas souvent: une crainte intense soulignée de lassitude.



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Léandre Prince

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre   Sam 18 Juin - 12:55

Léandre avait du mal à respirer. Il savait qu'il avait trop forcé, qu'il avait trop perdu de sang et était trop faible. Alors pourquoi, bon dieu pourquoi Kayla ne l'était elle pas ? Il lui disait de partir, elle devait partir bon sang !! Pourquoi cette obstination ridicule qui pouvait lui coûter la vie ? Léandre était haletant, la douleur soudaine à l'épaule dont la blessure se réveillait, le maintenant conscient. Pour le moment. Léandre sentit plus qu'il ne vit dans le flou total que lui montraient ses yeux fatigués, Kayla déguerpir, et il en fut soulagé. Un temps. En fait, il fut soulagé jusqu'à ce qu'elle revienne et lui place quelque chose dans la main. Léandre reconnut instantanément la rose qu'il lui avait faite.

- Dis-moi que ça peut t’aider à retrouver des forces, Léandre Prince, sinon on restera là jusqu’à ce que quelqu’un nous trouve.

Léandre esquissa un sourire tremblant, et faisant fondre la rose dans sa main ensanglantée, il sentit une bouffée de fraicheur envahir chacun de ses membres en feu. Ca faisait un bien fou. Plus efficace que n'importe quel médicament. L'argent coula dans ses veines, s'instilla dans chaque recoin de son organisme, lui revigorant les autres gouttes d'argent qu'il avait en lui. En quelques secondes, une étrange montée d'adrénaline revigora Léandre qui prit conscience d'une chose: ça ne durerait pas. Dans un murmure, étrangement en pleine possession de ses moyens, ignorant la douleur, il se releva et soutenu Kayla qui chancelait. Ils faisaient une belle paire.

On va faire avec. Je prends les commandes, tu me suis, tu ne dis rien.

Léandre était un espion sur entraîné par les meilleurs. Et même si à l'instant il était très affaibli physiquement, l'adrénaline que lui avait procuré la rose d'argent (il allait d'ailleurs falloir qu'il trouve une explication à tout cela), lui permettait de réfléchir à nouveau presque normalement, et surtout, d'avoir une meilleure perception de la situation. L'alerte avait du être donnée, et donc le périmètre bouclé. mais les Rebelles devaient surement avoir des systèmes d'appel au secours, puisque tous ne pouvaient pas entrer dans les souterrains avec la facilité de Kayla. Léandre saisit le sac, chercha à l'intérieur une arme qu'il finit par trouver, étonné de voir que Kayla conservait un 9mm dans ses affaires, l'arma et tira Kayla derrière lui, marchant d'un pas vif. Il savait que si elle était allée rechercher ce sac, la ruelle dans laquelle il avait été abandonné n'était pas loin. Or cette ruelle était un accès aux souterrains rebelles, il s'en souvenait. Ou du moins espérait s'en souvenir. Léandre ne savait pas combien de temps il avait avant de subir le contrecoup qui allait le laisser inconscient pendant plusieurs jours. Mais il savait qu'il n'avait pas des heures devant lui. Des minutes tout au plus. Au bout de cinq minutes qui lui parurent interminables, il trouva enfin la place. Et donc la rue. Léandre se retourna pour trouver une Kayla plus pâle que la mort elle même. Le sang de Léandre ne fit qu'un tour, et il la prit dans ses bras pour la porter jusqu'au mur du cul-de-sac. Bon sang, elle ne se souvenait pas d'un mécanisme quelconque qui auraient pu les aider ? Léandre était las. Si la fatigue était tenue à l'écart, ses nerfs allaient craquer sous peu. Il avait beau avoir des nerfs d'acier dans tous les sens du terme, ça n'allait pas suffire. Trop de tension, trop de pression. Une accumulation qui allait faire déborder le vase. Laissant cours à sa colère, Léandre s'écorcha les mains contre le mur en tapant avec frénésie dessus;

Fais pas chier, stupide mur! Ouvrez moi ! Noob... Noob est avec moi !

Désormais, il n'y avait pas que du sang séché sur les joues de Léandre, mais aussi des larmes de frustration. Il n'arrivait plus à réfléchir. Le contrecoup qu'il avait prévu arrivait. Déjà des tremblements sporadiques traversaient son corps de part en part. Léandre frappa de nouveau faiblement contre le mur, et se laissa glisser le long de ce dernier, les briques glacées éraflant son dos. Soudain, alors qu'il se laissait sombrer dans l'inconscience, quelqu'un le tira en arrière, à travers le mur. Léandre esquissa un sourire avant de s'avouer vaincu et de s'évanouir, un flingue posé sur sa tempe. Bon. Au moins, il avait fait quelque chose de bien dans sa vie.

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[TERMINE] Aïe . Aïe . Aïe . {Pv Léandre

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